
Avant même de lancer la prise d’empreinte, il est utile de rappeler le fonctionnement d’un scanner intra-oral. Le scanner émet des rayons lumineux (ou un faisceau structuré selon les modèles), capteurs et émetteurs calculent les distances via des principes de triangulation ou d’autres technologies d’imagerie.
Le résultat : un maillage 3D numérique des surfaces dentaires et des tissus mous environnants, utilisable dans un logiciel CAD/CAM ou transmis au prothésiste. Mais la précision théorique ne suffit pas : la qualité clinique dépend fortement de la technique opérateur — d’où l’importance de bonnes pratiques.
Découvrez ci-dessous les étapes pour réussir vos empreintes intra-orales en toute sérénité.
Voici une méthode adaptée pour un usage quotidien en cabinet/prothèse.
Salive, gencive, sang peuvent perturber la capture — utiliser un éjecteur salivaire, des rouleaux de coton, sécher les surfaces dentaires et (si pertinent) l’embout de la pièce à main avant le scan.
Joues, langue — surtout lors du scan de l’occlusion ou des arcades — pour éviter que les tissus n’interfèrent ou créent des artefacts.
Plaque, débris, résidus alimentaires, restes de matériau prothétique peuvent gêner la lumière — un (léger) polissage, un rinçage, un séchage, voire un agent matifiant / spray de scan si recommandé selon le scanner.
Chaque modèle de scanner (iTero, 3Shape Trios, MEDIT, etc.) propose un workflow optimisé : le suivre est essentiel pour minimiser les “stitching errors” (erreurs de reconstitution) et obtenir une empreinte cohérente.
Par exemple, pour une arcade complète :
1. Commencer par la surface occlusale,
2. Puis linguale/palatin (si maxillaire),
3. Puis face buccale, en roulant doucement.
Ce mouvement fluide et méthodique — sans “ressasser” un point trop longtemps — optimisera la qualité du maillage final.
Vérifier que toutes les marges (préparations, limites prothétiques) soient bien visibles et lisibles — sinon le prothésiste ne pourra pas modéliser précisément la restauration.
Pour les prothèses et restaurations implant-supportées, bien penser à numériser les scan-bodies (ou analogues numériques) sur 360°, repérer les points anti-rotation, éviter les trous - aussi appelés “gaps” - de maillage autour du cylindre.
Demander au patient une fermeture naturelle, stable, sans interférence des tissus mous. Vérifier visuellement sur l’écran logiciel avant validation.
Dès la fin du scan, inspectez attentivement le modèle pour détecter zones manquantes, aplatissements, distorsions, artefacts.
Si le logiciel le permet, utilisez les outils d’édition (remplissage des vides, suppression des excès, ajustement des marges).
Validez l’occlusion, les contacts proximaux, l’émergence des muqueuses, la géométrie des scan-bodies (en cas d’implant).
Nettoyez et décontaminez rigoureusement la pièce à main / l’embout optique entre chaque patient — salive, résidus, poussières peuvent altérer les relevés.
Réalisez des étalonnages périodiques du scanner (selon préconisation fabricant). Lorsqu’on néglige cette maintenance, le risque de dérive, d’erreur d’occlusion ou de marges augmente.
Pratiquez régulièrement, idéalement sur des collègues ou modèles d’étude avant de scanner des patients complexes — l’expérience reste déterminante.
L’empreinte avec scanner intra-oral n’est pas une simple alternative “moderne” : c’est le futur de la prothèse et de l’orthodontie. Mais comme tout outil, son efficacité dépend de la maîtrise de la technique, de la rigueur, de la pratique et de la compréhension du workflow global.
En appliquant les principes et bonnes pratiques décrits ci-dessus, vous maximisez la précision, réduisez les erreurs, améliorez le confort patient et optimisez le temps clinique et prothétique.
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