
En 2025 l’imagerie dentaire évolue vers trois forces convergentes : l’intelligence artificielle pour l’aide au diagnostic, des protocoles CBCT optimisés pour réduire la dose, et l’émergence de workflows multi-modalités (souvent appelés « 5D ») qui lient volumes 3D, scans faciaux et information temporelle/clinique.
Cet article synthétique vous donne les éléments techniques, les preuves actuelles et des recommandations pratiques pour intégrer ces avancées dans votre cabinet ou laboratoire sereinement.
Les algorithmes de deep learning (segmentation, détection d’anomalies, repérage de repères céphalométriques) ont atteint, dans de nombreux domaines, des performances comparables — voire supérieures dans des tâches limitées — à celles d’opérateurs humains sur des séries testées en laboratoire. L’IA permet aujourd’hui de :
Ces progrès sont documentés par plusieurs revues et synthèses récentes sur l’IA en radiologie dentaire.
Beaucoup d’études sont encore in vitro ou sur datasets homogènes — l’applicabilité en pratique quotidienne dépend de la qualité/variabilité des images (appareil, protocole, artefacts).
Il est nécessaire de vérifier la traçabilité réglementaire et la validation clinique (CE/FDA selon marché) avant déploiement.
Utilisez l’IA pour le triage et la quantification (ex. mesure volumes osseux, repères céphalométriques) mais conservez la lecture finale humaine.
Si vous optez pour un module IA, exigez : un protocole d’entraînement transparent, sensibilité/spécificité publiées, et la possibilité d’exporter des rapports.
Les praticiens et les recommandations confirment qu’il est possible d’adapter les paramètres d’acquisition (kV, mA, taille du voxel, trajectoire de scan, modes pulsés) pour diminuer fortement la dose tout en préservant la précision requise pour la plupart des indications (implantologie de routine, évaluation anatomique pré-op).
Plusieurs études systématiques 2024–2025 montrent une performance équivalente sur mesures objectives entre protocoles basse dose et standard, avec des compromis principalement sur l’évaluation subjective (netteté fine, petits détails).
Le terme 5D est utilisé commercialement pour décrire des workflows multi-modalités : 3D CBCT + scans faciaux/photogrammétrie + données intra-orales (IOS) + temporelles/clinique (suivi dans le temps) — d’où l’idée de « 5e dimension » (dynamique/esthétique).
Exemples de solutions existantes : workflows iTero Element 5D, plates-formes Ray/face-driven qui fusionnent CBCT et images faciales pour planification esthétique/implantaire et communication patient.
La qualité de fusion (CBCT ↔ photo faciale ↔ IOS) dépend fortement de la gestion des repères et des algorithmes d’alignement : exigez des démonstrations concrètes et des cas cliniques.
Le 5D augmente la richesse du dossier mais demande une orchestration logicielle (interopérabilité DICOM/STL/OBJ).


