
L’impression 3D s’est imposée comme une révolution dans la dentisterie numérique (prothèses, guides chirurgicaux, modèles, etc.), mais elle soulève aussi des interrogations légitimes : quelle est son empreinte carbone réelle ? Peut-on parler d’une technologie durable ou s’agit-il d’un mythe environnemental ?
Pour répondre à cette question avec précision, nous explorons ici les données scientifiques, les analyses de cycle de vie (ACV), les statistiques sectorielles et les leviers concrets pour réduire l’impact carbone de vos activités en impression 3D.
Et parce qu’à 3DTOTEM nous pensons que la durabilité ne va pas sans performance clinique, nous mettons en perspective ces enjeux avec des équipements comme la Sentry 220 et la Sentry Automaton.
Contrairement aux procédés soustractifs (usinage, fraisage) qui génèrent souvent 60 à 90 % de déchets de matière, l’impression 3D ne dépose que le matériau nécessaire à la pièce finale, ce qui réduit drastiquement les rebuts dans la fabrication des composants dentaires. Cette efficacité matière est bien documentée dans le domaine industriel et joue directement sur l’empreinte carbone liée à la matière première.
Ça donne quoi en pratique clinique ?
Moins de déchets signifie aussi moins de manipulation de produits, moins de nettoyage et moins de consommables à éliminer — des bénéfices directs sur votre organisation et sur l’environnement.
L’impression 3D permet la fabrication à la demande, à proximité du lieu d’utilisation finale. Cela réduit non seulement les stocks et les invendus, mais aussi les émissions liées au transport et au stockage — souvent sous-estimées dans les bilans carbone classiques.
Au-delà des pièces finales, la fabrication additive permet de réparer ou de reproduire des composants internes, prolongeant la durée de vie des équipements et diminuant la nécessité d’acheter de nouveaux systèmes. Cette approche s’aligne avec les principes d’économie circulaire et réduit indirectement les émissions de CO₂ associées à la production industrielle classique.
Dans un cabinet dentaire ou un laboratoire, ces bénéfices se traduisent par moins de rebuts, moins de retours et une optimisation continue des flux de production — ce qui se ressent aussi sur les coûts.
Selon un rapport de l’OCDE, l’impact environnemental de l’impression 3D varie fortement selon la technologie, la géométrie des pièces et les matériaux utilisés. Dans certaines configurations, pour des pièces creuses ou complexes, l’impression 3D a un impact plus faible que l’usinage, mais peut être plus élevé que le moulage par injection en production de masse.
Cela signifie que le bilan carbone n’est pas universellement “meilleur” ou “pire” : il dépend des usages, de l’optimisation du flux et de la planification de la production.
Ce constat logique renforce une idée simple : plus l’imprimante est optimisée, plus le bilan carbone par pièce diminue.
Une recherche publiée sur PubMed a mesuré l’énergie consommée par des imprimantes 3D de bureau et a estimé que produire 10 petites pièces pouvait générer une émission comprise entre 11,6 et 112,16 g équivalent CO₂, selon les paramètres d’impression et la technologie utilisée.
Cela place la fabrication additive dans une échelle comparable à certains procédés industriels, notamment lorsque l’on imprime à basse température et optimise les paramètres — un point crucial pour les objets techniques dentaires.
Une revue systématique récente conclut que la fabrication additive réduit globalement le gaspillage de matériau et l’utilisation d’énergie, tout en offrant des possibilités de durabilité environnementale supérieure dans les industries de précision.
Dans le contexte dentaire, cela se traduit par des économies de matériaux et une réduction des impressions répétées — donc une baisse des impacts indirects.

Planifier les impressions pour maximiser l’utilisation du plateau, minimiser les matériaux de support et optimiser les structures internes (ex. lattices) permet de réduire efficacement l’impact carbone par pièce.
L’utilisation de matériaux recyclables ou éco-conçus réduit non seulement l’impact carbone mais aussi la dépendance à des matières fossiles. Certains polymères biosourcés ou recyclables diminuent l’empreinte étendue du produit.
La fabrication à la demande élimine le besoin de production industrielle centralisée et de transport longue distance — un vecteur majeur d’émissions dans les chaînes d’approvisionnement classiques.
L'énergie consommée dépend de la technologie d’impression (SLA, DLP, LCD, etc.), la température et les cycles machine. Les données sur l’impact énergétique montrent qu’il est possible de réduire la demande énergétique globale en ajustant les paramètres et en choisissant des formulations imprimables à basse température.
Astuce
La calibration, le mode économique et le regroupement des impressions dans des cycles optimisés diminuent directement l’impact carbone total.
Chez 3DTOTEM, notre approche de l’impression 3D intègre performance clinique et responsabilité environnementale — car ce sont deux faces d’une même ambition.
La Sentry 220 est conçue pour maximiser la précision et réduire les impressions inutiles. Moins d’impressions répétées veut dire moins de consommation de résine, moins de déchets à traiter et une empreinte carbone unitaire réduite.
Cette efficacité structurelle s’appuie sur des paramètres d’impression intelligents et une gestion énergétique maîtrisée.
L’automatisation avec Sentry Automaton permet de minimiser les temps morts machine, d’enchaîner efficacement les lots d’impression et de rationaliser l’utilisation énergétique. En réduisant les manipulations humaines inutiles et en structurant un flux reproductible, vous diminuez aussi l’impact carbone par pièce produite.
Une innovation durable qui vous offre moins de rebuts, moins de reprises, et une production plus responsable.
L’impression 3D n’est ni magique, ni intrinsèquement neutre en carbone. En revanche, comme le souligne l’OCDE, elle offre des opportunités concrètes de durabilité environnementale si l’on optimise les procédés d’impression, choisit les bons matériaux et adopte des pratiques locales et à la demande.
Les études sont claires, les retours terrain aussi : le confort est un bénéfice clinique réel et durable.
En définitive, le mythe c’est de croire que l’impression 3D est automatiquement neutre ou “écologique par défaut”.
La réalité ? L’impression 3D peut devenir une technologie durable, responsable et efficiente — à condition d’optimiser les flux, de choisir des matériaux appropriés et d’intégrer des pratiques mesurées de fabrication additive dans votre stratégie clinique et environnementale.
Pour les cabinets et laboratoires dentaires, cela se traduit par une réduction des rebuts, une meilleure planification des impressions, et une empreinte carbone par pièce maîtrisée.
Et avec des solutions comme Sentry 220 et Sentry Automaton, 3DTOTEM vous accompagne vers un usage performant, durable et rentable de l’impression 3D.












