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Céramique pressée vs céramique imprimée : comparatif actualisé.

Introduction — deux technologies, deux philosophies de production

La céramique reste la référence esthétique et biomécanique en prothèse dentaire. Mais aujourd’hui, deux approches coexistent dans les laboratoires :

  • la céramique pressée, technique historique, éprouvée et très qualitative,
  • la céramique imprimée en 3D, plus récente, portée par les avancées de la fabrication additive.

Faut-il opposer ces deux méthodes ? Ou plutôt comprendre quand et pourquoi les utiliser intelligemment ?


Décryptage technique, clinique et économique pour les prothésistes.

1. Céramique pressée : une valeur sûre, toujours d’actualité

IPS e.max Press - Ivoclar

Principe

La céramique pressée repose sur la mise en forme par pressée à chaud (type E.max Press), à partir d’un wax-up ou d’un modèle issu du numérique.

Avantages

  • excellente densité du matériau
  • résistance mécanique éprouvée
  • rendu esthétique très maîtrisé
  • technique parfaitement validée cliniquement
Limites

  • processus chronophage (wax-up, mise en revêtement, cuisson)
  • dépendance forte au savoir-faire manuel
  • difficilement scalable sur des volumes importants
  • pertes matière non négligeables

L'usage optimal ?

Idéal pour cas unitaires hautement esthétiques, antérieur, restaurations premium.

2. Céramique imprimée : une technologie qui atteint la maturité

Principe

La céramique imprimée repose sur l’impression 3D de suspensions céramiques (souvent via DLP/LCD), suivie de déliantage et de frittage.

Avantages

  • répétabilité industrielle
  • précision géométrique constante
  • réduction drastique du temps opérateur
  • possibilité de produire en série
  • intégration complète dans un workflow numérique

Des études récentes montrent que certaines céramiques imprimées atteignent aujourd’hui des propriétés mécaniques compatibles avec les indications cliniques (résistance à la flexion, charge à rupture), notamment pour inlays, onlays et couronnes unitaires.

Limites actuelles

  • palette esthétique encore plus restreinte que le pressé
  • étapes thermiques critiques (déliantage/frittage)
  • investissement machine + formation

L'usage optimal ?

Idéal pour production standardisée, petites et moyennes séries, logique de rendement.

3. Comparatif synthétique prothésiste

4. Quelle stratégie pour les laboratoires aujourd’hui ?

La réalité terrain est claire : les laboratoires les plus performants ne choisissent pas, ils combinent.

  • céramique pressée → cas esthétiques complexes
  • céramique imprimée → volumes, productivité, délais courts

Cette logique hybride s’inscrit parfaitement dans les workflows numériques modernes, notamment lorsque l’impression 3D est automatisée et sécurisée.

C’est dans cette optique que les solutions 3DTOTEM (impression 3D, automatisation type Sentry Automaton) prennent tout leur sens : libérer du temps humain là où la valeur est clinique et artistique, pas répétitive.

Conclusion — le bon matériau dépend surtout de votre modèle économique

La question n’est plus “pressée ou imprimée ?”
Mais plutôt : comment structurer votre production pour rester compétitif sans sacrifier la qualité ?

Le laboratoire moderne est hybride, digitalisé et rationalisé. Et la céramique imprimée n’est plus un gadget : c’est un outil stratégique, lorsqu’il est bien intégré.

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